OÙ LA CONSPIRATION N'EST PAS UNE THÉORIE!

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A propos del Auteur

Robin de Ruiter publie depuis les années quatre-vingt et il est l’un des auteurs hollandais les plus traduits. Ses livres sont parus dans plus de 100 pays. Il est célèbre sur le plan international, depuis des années, pour son exceptionnelle capacité à étudier les choses sous tous leurs aspects. Il possède une compréhension inégalée de la géopolitique et une exceptionnelle bibliothèque intellectuelle sur la connaissance des faits. Ses relations internationales directes et sa connaissance des langues, il parle couramment sept langues étrangères, lui donnent accès à un nombre sans précédent de sources d’information.

De Ruiter écrit tous ses livres en espagnol. Ses publications sont particulièrement exceptionnelles parce qu’elles décrivent une vision claire et sans préjugés. Les livres qui font preuve d’une telle connaissance extraordinaire des faits, d’une telle perspicacité et d’une telle cohérence sont devenus presque inconcevables dans de nombreux pays.

De Ruiter est né à Enschede (Pays-Bas) le 6 mars 1951, où il a passé la majeure partie de son adolescence. Lorsqu’il était jeune garçon, il a déménagé avec ses parents en Espagne, où il a étudié (entre autres) la théologie, l’histoire et l’espagnol, obtenant ses licences en 1974 et 1975. Actuellement, il mène une vie retirée en Équateur.

De Ruiter a débuté sa carrière comme rédacteur pigiste pour des revues espagnoles dans le domaine de la politique et de la religion. Suite à ces publications, il s’est fait un nom, à la fois en Amérique latine et en Europe. Son livre The Hidden Power behind the Terrorist Attacks of September 11, 2001 lui a valu un succès encore plus grand et l’a fait découvrir par un public mondial. Aux Pays-Bas, ce livre a reçu le 2005 annual Frontier Award.

Dans les Coulisses de la Scène mondiale

 

« Il y a des gens qui restent dans les coulisses de la scène mondiale, et c’est pourquoi il y a deux Histoires : l’Histoire officielle, menteuse, qu’on enseigne, l’Histoire ad usum delphini ; puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse. » Honoré de Balzac

 

Après l’effondrement du communisme européen et la fin de la guerre froide il y a eu un moment où beaucoup de gens ont pensé que la paix n’avait jamais été aussi proche. C’était cependant un vain espoir. La crise mondiale n’avait pas disparu. Le monde n’avait auparavant jamais connu autant de conflits, de réfugiés et de personnes déplacées. À partir de complots sophistiqués, se développent de nouvelles révolutions, de nouvelles guerres, de nouvelles crises financières et de nouveaux désastres politiques. C’est comme si l’humanité était maintenue dans un état permanent d’agitation d’instabilité et de crainte.

La peur et la dépression font partie de la vie quotidienne, et partout les gens se sentent découragés et n’ont pas le moral à cause de problèmes sociaux, spirituels, physiques et émotionnels. Notre société est devenue de jour en jour de plus en plus dure et impitoyable. Les enfants deviennent plus agressifs et n’ont aucun respect pour les adultes. Les famines (chaque jour, plus de 50 000 enfants en meurent), les activités criminelles en progression, le trafic de drogue qui ruine la vie de millions de gens, le terrorisme, le chômage, les changements climatiques, les dirigeants mondiaux corrompus, les guerres continuelles et l’augmentation de maladies telles que le SIDA et la grippe aviaire, tout cela contribue à ce que beaucoup de gens soient d’accord sur au moins une même idée : L’humanité a besoin d’un autre monde. Beaucoup de gens se posent cette question : Où va le monde ? Où ce chemin nous mène-t-il ? Comment sommes-nous tombés dans ce chaos ? À quoi nous faut-il encore nous attendre ? Il n’y a pas de conséquence sans cause. Quelle est la raison de nos craintes ? Bien entendu, il y a beaucoup de gens qui sont égocentriques et insensibles, mais ce ne sont pas les principaux coupables. Les origines de la peur sont plus profondes et se trouvent ailleurs.

Traditionnellement, nous sommes éduqués de façon à faire confiance à nos gouvernements, et nous sommes convaincus qu’ils se soucient de nous. C’est pourtant une grave erreur. Sous la surface de la politique officielle se déroule un processus intellectuel et social compliqué.

Un jour, le célèbre homme d’Etat victorien Benjamin Disraeli a prétendu : « Le monde est gouverné par des personnages qui sont très différents de ce que s’imaginent ceux qui ne sont pas dans les coulisses. »

Edward Bernays, un neveu de Sigmund Freud, a déclaré dans son livre Propaganda : « Nous sommes gouvernés. Nos esprits sont façonnés, nos goûts formés, nos idées suggérées en grande partie par des hommes dont nous n’avons jamais entendu parler. Dans presque tous les actes de notre vie quotidienne, que ce soit dans la sphère de la politique ou dans celle des affaires, dans notre comportement social ou dans nos réflexions sur l’éthique, nous sommes dominés par ce nombre relativement petit de personnes. »

L’homme politique allemand Walter Rathenau, un homme qui a eu beaucoup d’influence pendant sa vie, a déclaré dans le Neuen Wiener Presse du 24 décembre 1912 : Environ 300 hommes qui se connaissent et qui désignent eux-mêmes leurs successeurs décident du sort de ce monde. Leur pouvoir existe dans une confidentialité absolue. »

R. Buckminster Fuller a déclaré : « Les grandes nations sont tout simplement les façades opérationnelles d’individus extrêmement ambitieux qui restent en coulisse et qui deviennent si efficacement puissants à cause de leur capacité à rester invisibles en opérant derrière le paysage national. »

Pendant ses discours de campagne (1912), Woodrow Wilson a dit : Nous en sommes venus à être l’un des gouvernements les plus mal dirigés et les plus totalement controllés et dominés au monde. Ce n’est plus un gouvernement de libre opinion, ce n’est plus un gouvernement fondé sur la persuasion et sur le vote de la majorité, mais un gouvernement fondé sur l’opinion et la coercition de petits groupes d’hommes dominateurs. »

En des termes similaires Théodore Roosevelt a déclaré pendant sa campagne électorale de 1912 : « Derrière le gouvernement visible il y a un gouvernement invisible sur le trône qui ne doit aucune loyauté au peuple et qui ne reconnaît aucune responsabilité. »

Au cours d’une conférence à l’Hôtel Waldorf-Astoria de New York le 27 avril 1961, John F. Kennedy a aussi parlé d’un gouvernement secret dans les coulisses de la politique mondiale : « Nous sommes confrontés dans le monde entier à une conspiration impitoyable et monolithique. »

Les dirigeants visibles du monde ne sont-ils que des marionnettes dirigées depuis les coulisses par un pouvoir invisible ? Existe-t-il des mains invisibles qui contrôlent le monde ? Est-ce une conspiration ? Qui sont les conspirateurs ? Au cours d’une réunion de lauréats du prix Nobel à Lindau (1978) le célèbre biochimiste juif George Wald, professeur honoraire à Harvard et co-récipiendaire du prix Nobel de médecine1967 a dit ce qui suit : Je ne crois pas que les gouvernements dirigent réellement en Occident. D’après moi, ce sont les complices des énormes puissances financières et industrielles qui dirigent. Il existe d’innombrables multinationales qui, comme des géants planétaires, ont rassemblé de la puissance et une immense richesse. Ce ne sont pas seulement des sociétés, ce sont des puissances mondiales. Disposent-elles du pouvoir militaire ? Bien sûr qu’elles disposent du pouvoir militaire. Peuvent-elles contrôler et diriger l’autorité politique ? Evidemment, elles dirigent nos gouvernements. »

Arthur Jensen, professeur honoraire à l’Université de Californie (Berkeley) affirme : « Il n’y a pas de nations. Il n’y a pas de peuples. Il n’y a pas de Russes. Il n’y a pas d’Arabes. Il n’y a pas de tiers-monde. Il n’y a pas d’Occident. Il n’y a pas d’Amérique. Il n’y a pas de démocratie. Il n’y a qu’IBM et ITT et AT&T et Dupont, Dow, Union Carbide, et Exxon. Ce sont les nations du monde, aujourd’hui. Nous ne vivons plus dans un monde de nations et d’idéologies. »[1]

Le president du Chili, Salvador Allende, a déclaré dès 1972 devant les Nations Unies que : « La puissance de ces entreprises est si importante qu’elle franchit toutes les frontières. Nous sommes face à un véritable conflit entre les multinationales et les États. Ceux-ci subissent l’ingérence dans leurs décisions fondamentales – politiques, économiques et militaires – de multinationales qui ne dépendent d’aucun État et qui dans la totalité de leurs activités opèrent sans assumer leurs responsabilités et ne sont contrôlées par aucun parlement ni par aucune instance représentative de l’intérêt général. En un mot, c’est toute la structure politique du monde qui est ébranlée. »

Le général russe Leonid Ivachov déclare dans une interview : « Nous faisons face à la montée sur la scène mondiale d’un nouveau pouvoir géopolitique supranational. Ce pouvoir géopolitique se compose des plus riches familles de cette planète. Avec les multinationales les plus puissantes ils dirigent et contrôlent tous les pays et toutes les coalitions. Le véritable objectif de ce groupe élitiste est le contrôle total de la planète Terre. »[2]

L’Institut Mondial pour le Développement Économique déclare aussi que la plus grande partie de toute la fortune terrestre se trouve entre les mains de seulement un petit nombre de familles.[3]

Les « puissances dirigeantes » dont parlent George Wald, Arthur Jensen, Salvador Allende et Leonid Ivachov consistent en un petit groupe élitiste formé par les dynasties familiales très fermées et anonymes les plus influentes et les plus puissantes qui vivent dispersées dans le monde. Elles gardent leur pouvoir et leur argent par-devers elles en pratiquant l’endogamie. Elles opèrent dans les coulisses des entreprises, des médias et des établissements financiers les plus importants, mais aussi dans les coulisses de la politique. Au moyen des alliances, de l’argent et de la violence, ces puissantes familles usant de la duplicité se sont engagées furtivement dans un seul but final : L’instauration d’une « Dictature mondiale unique ». Leur objectif est d’imposer un nouvel Ordre mondial à l’humanité tout entière.[4] Elles ont acheté une énorme partie du monde avec leur puissance économique et l’ont placée sous leur contrôle. À l’aide de leurs réserves financières inimaginables, elles disposent actuellement d’un système de contrôle financier mondial. Elles peuvent contrôler l’économie et le système politique du monde entier. Elles déterminent de quelle manière doivent agir les hommes politiques de ce monde.

Avec le temps ces familles influentes ont étendu la portée de leur pouvoir au monde entier. Leur toile atteint tous les coins du monde. Leurs tentacules sont tissés avec tous les aspects de l’existence humaine. Leur influence est inimaginable et elle atteint toutes les grandes institutions et organisations dans les domaines de la politique, de l’éducation, de la religion, de la finance et des mass médias. La science a été infiltrée par leurs « fondations » et dépend d’eux financièrement et elle est donc sujet à manipulation. L’intrusion des « trois grandes », les fondations Rockfeller, Carnegie et Ford peut seulement être décrite comme étant massive.[5]

Presque tout le monde se prépare à renoncer à ses droits. Même ceux de la liberté de penser, si cela garantie sa sécurité. Pour cette raison l’humanité est rendue flexible et est manipulée d’une telle manière grâce aux conflits, à la haine, à l’envie, à la misère, à la faim et à la détresse qu’à la longue, il n’y aura pas moyen de faire autrement que de céder devant le pouvoir de l’élite invisible. La plupart des problèmes mentionnés di-dessus sont créés intentionnellement ! Le colonel Mandell House, le bras droit du président Wilson, écrit dans son livre Intimates Papers : « Créez des problèmes au niveau international et ensuite proposez la solution qui répond le mieux au but recherché. »[6]

Plus il existera de confusion, de lutte des classes, de discrimination, de guerres et de tension politique dans le monde, plus vite arrivera le jour où la totalité de l’humanité acceptera un Gouvernement mondial qui règnera pour toujours avec une main de fer. Une dictature mondiale sous laquelle reignera un ordre social contrôlé par ordinateur et sous laquelle chaque individu sera contrôlé à tout instant. Ce gouvernement sera très autoritaire et il y aura un Conseil mondial qui contrôlera tous les conseils nationaux et régionaux.

Dans les milieux d’extrême-droite, revisionistes et antisémites, on dit que certaines de ces familles dirigeantes sont d’origine juive, et par conséquent ils parlent d’une conspiration juive. Naturellement c’est absurde. Parmi l’élite dirigeante on peut trouver des catholiques, des protestants, des musulmans, des bouddhistes et de nombreux autres. Les conspirateurs sont ceux qui, indépendamment de la race, de la nationalité ou des opinions politiques se battent pour la domination mondiale. Le nouvel Ordre mondial qu’ils sont en train de planifier sera une dictature mondiale. Les conservateurs l’appelleront le socialisme ou le communisme. Les libéraux l’appelleront le fascisme. L’étiquette fait peu de différence, ce sera l’Archipel du Goulag sur le plan mondial.



[1] Arthur Jensen, American Rhetoric: Movie Speech, Network 1976.

[2] Général Leonid Ivachov dans Targets, premier trimestre 2005.

[3] BBC World Service, 23 Décembre 2006.

[4] L’expression « nouvel Ordre mondial » est synonyme de gouvernement mondial.

[5] Giles Scott-Smith, The Politics of a-political Culture: The Congress for Cultural Freedom, the CIA and Postwar American Hegemony (La Politique d’une Culture apolitique : Le Congrès pour la Liberté culturelle, la CIA et l’Hégémonie américaine de l’après-guerre), London 2002, 123.

[6] Edward Mandell House, The Intimate Papers of Colonel House (Le Journal intime du Colonel House), Boston 1926-1929, 24.